Maison hantée

Johanne en plein travailNettoyage d’une maison hantée

Dans le secteur de Trois-Rivières, une dame sollicite Johanne pour faire nettoyer son habitation. Des bruits étranges proviennent de plusieurs endroits de sa maison. Des boîtes pleines de souvenirs se déplacent au sous-sol, des craquements bizarres se laissent entendre, des lumières se ferment et se rallument sans raison, la télévision s’éteint d’elle même, le chien est très indiscipliné, il aboie pour rien et semble être dérangé par quelque chose dans l’air. Depuis l’arrivée de la famille en ces lieux, le climat familial se dégrade rapidement.

La dame, nommons-la Andrée, et ses deux filles, Audrey et Julie, en ont assez et commencent à développer une grande peur. Personne de la famille, à part Sylvain, ne descend au sous-sol même en plein jour. Sylvain, le mari, ne croit absolument pas à tous ces phénomènes jusqu’à ce que des amis, lors d’un souper, lui apprennent que deux d’entre eux ont déjà eu ce genre de phénomènes dans leurs demeures et ils ont dû faire nettoyer. Sylvain a donc porté une attention particulière et s’est mis lui aussi à entendre et voir plusieurs phénomènes inexpliqués. Il a donc donné son aval à sa conjointe pour faire venir Johanne sur les lieux.

En effet, Johanne a constaté rapidement que des entités squattaient les lieux de façon permanente, mais ne représentaient tout de même aucun danger physique. Johanne a cependant remarqué une porte ouverte à l’au-delà dans le sous-sol. Il s’agit d’un genre de vortex qui incite les entités bas astral à pénétrer dans la maison. Il s’agit d’une porte qui donne sur un escalier condamné. Lorsque Sylvain a entrepris les travaux, il a fermé le plancher de l’étage condamnant par le fait même l’escalier qui s’y trouvait. Dans le sous-sol, derrière la porte, on peut encore voir l’escalier qui n’a pas été démolie après les travaux. Les entités de bas astral se servent de cette porte comme une porte d’entrée. Dans beaucoup de maisons hantées, on retrouve souvent un coin particulier de la maison où les entités peuvent passer comme au travers d’une porte ouverte à tous. Johanne est en mesure de fermer ce genre d’accès pour décourager les entités du bas astral à visiter les lieux trop facilement.

L’entente fut prise tout de même, avec les propriétaires, pour un bon nettoyage des lieux.

La technique de Johanne est plutôt simple. Elle fait le tour de la maison à l’extérieur pour ensuite faire de même à l’intérieur. Elle prend connaissance des lieux tout en observant la ou les entités qui y résident. Johanne fait tout en son pouvoir pour démontrer que sa présence est une bonne chose pour la ou les entités présentes. Lorsqu’une entité prend conscience que Johanne peut échanger avec elle, une certaine confiance s’installe et Johanne prend le contrôle de la discussion.

Après environ trois heures, Johanne entre en contact avec une première entité; elle nous raconte qu’il s’agit d’un homme, petit et grassouillet, et qui se nomme Jean-Louis. Après le décès de son épouse, Jean-Louis se pensait entre bonnes mains vis-à-vis ses enfants, mais ceux-ci l’on plutôt abandonné à son sort. Jean-Louis a donc développé une aversion envers les femmes et les enfants. Dans la demeure qu’il hante présentement, Jean-Louis est entouré d’une petite famille de deux filles et de leurs parents. Jean-Louis adore les lieux tranquilles et un peu reculés, mais il déteste le va-et-vient qu’occasionne la nouvelle famille qui habite les lieux. Il fait donc tout en son pouvoir pour aiguiser le caractère des gens sur place et pense que de cette façon, la petite famille quittera les lieux pour le laisser en paix.

Après avoir écouté l’histoire de Jean-Louis, Johanne lui fait comprendre que son épouse bien-aimée qu’il a perdue plusieurs années auparavant est disponible à reprendre contact avec lui s’il se décide à passer dans la lumière que Johanne lui offre. Jean-Louis doit placer toute sa confiance en Johanne pour croire qu’il retrouvera sa bien-aimée en se lançant dans le vide de la lumière. Ce fut chose faite dans un délai d’une heure environ. Johanne est naturellement satisfaite de la conclusion de l’accord, car elle sait que maintenant, Jean-Louis pourra continuer son évolution. Mais selon Johanne, il y a toujours du mouvement dans la maison.

Une autre entité attendait patiemment son tour. Johanne entre donc en contact avec       Wilfried. Elle nous raconte son histoire.

Wilfried était à bord d’un navire allemand. Le navire passait sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de l’endroit où nous sommes.           Wilfried tomba du navire et se noya. Son âme vint sur le rivage et se surprit à aimer ce qu’elle voyait. Wilfried se colla donc au propriétaire des lieux de l’époque, et il décida d’y élire domicile. L’Allemand adorait rendre service et il aimait travailler de ses mains. Il entreprit donc d’influencer son nouvel ami lors de la construction d’un chalet (dans lequel nous sommes présentement).

Comme avec Jean-Louis, Johanne développe rapidement une amitié avec cette entité. Johanne nous précise que son nouvel ami est très sympathique. Il adore rendre service et c’est lui qui déplace constamment les boîtes au sous-sol de manière à les mieux ranger. Il est conscient de faire du bruit, mais il n’y voit aucun mal. Wilfried demande à Johanne si elle est capable de fermer la porte de l’au-delà dans le sous-sol avant de continuer leur conversation. Il trouve dommage que des entités puissent avoir accès trop facilement à cette demeure. On arrête tout et tout le monde descend au sous-sol devant la fameuse porte de l’au-delà.

Lorsque la porte est fermée, je dépose ma main dessus à la demande de Johanne et je ressens une vibration qui se rend jusqu’à l’épaule. C’est le signe qu’une énergie habite ces lieux. Carole, la sœur d’Andrée a fait le même test avec sa main et a également ressenti cette vibration dont je parle. Par je ne sais qu’elle incantation, Johanne condamne la porte d’entrée de l’au-delà dans un temps plutôt restreint. En appuyant la main à nouveau sur la porte, Carole et moi ne ressentons plus aucune énergie. C’est le signe que la porte d’entrée est bien condamnée et tout le monde retourne à l’étage rejoindre Wilfried.

Johanne continue donc son échange avec Wilfried. Elle le convainc petit à petit qu’il sera encore plus heureux s’il se lance dans la lumière et en prime, il retrouvera son jeune frère qui est décédé après son départ d’Allemagne. Il n’en fallait pas plus pour que Wilfried écoute Johanne et se laisse séduire par l’idée de revoir son frère.

Pour ma part, en tant qu’assistant de Johanne, je prends des photos tout au long de la soirée. Je suis assis à environ deux mètres de Johanne et je prends des photos aléatoirement ou lorsque Johanne me le demande. Johanne me dit que son interlocuteur est près d’elle, je prends une photo et je vois des centaines d’orbes dans la fenêtre. L’interlocuteur de Johanne habite alors le plus gros orbe et se tient juste à côté d’elle. Quelques instants après, elle me dit qu’il s’éloigne, je prends une photo et l’entité apparaît dans la fenêtre la plus éloignée devant elle. Andrée qui a conscience de tous ces déplacements n’en revient pas. Elle est estomaquée tout comme sa sœur Carole. Lorsque Wilfried, passe dans la lumière, je vois tout de même de grandes quantités de petits orbes dans la fenêtre comme si c’était une délégation de l’au-delà qui serait venue chercher nos amis.

Comme à l’habitude, c’est une soirée des plus réussie. Il ne reste plus à Johanne qu’à passer de la sauge à la grandeur de la maison de façon à monter le taux vibratoire qui a énormément baissé depuis longtemps.

Quatre jours se sont écoulés depuis notre visite chez Andrée et Sylvain. Andrée est enchantée de raconter à Johanne les changements survenus dans la maison. Dans un premier temps, sa fille Audrey avoue à sa mère que le mur qui s’était formé entre elle et sa sœur Julie vient de tomber. En effet, la mauvaise entente entre les sœurs infligeait une énergie pesante à la famille. Aujourd’hui, le problème dont personne ne connaissait la cause est réglé. Le chien de la famille est devenu des plus calmes. Lorsque Sylvain est revenu de son voyage de chasse, il croyait son chien malade ou absent, car celui-ci n’a jamais aboyé comme avant. Andrée confirme donc à Johanne qu’ils ont passé de l’enfer au paradis depuis sa visite. Aujourd’hui, ne dites surtout pas à Sylvain que les entités n’existent pas, il aura une réponse pour vous.

Voilà la conclusion du nettoyage d’une maison dite hantée. C’est une chose dans laquelle je ne m’aventurerais pas seul, mais une médium comme Johanne qui a l’avantage de parler avec les morts lui donne une bonne longueur d’avance pour exécuter un tel nettoyage.

Une des pièces visitées par les entités